Film Big Eyes – 2015

Big Eyes (ndlr : Les grands yeux) est un film inspiré d’une histoire réelle, celle de Margaret, une jeune femme peintre installée en Californie durant les années 50. Elle venait de quitter son mari pour se rendre à San Francisco, dans l’espoir d’un avenir meilleur avec sa fille unique. Mais voilà, la rencontre d’un autre peintre du nom de Walter changera la vie de Margaret en bien, mais hélas, juste pour un temps…

Date de sortie en salle : 18 mars 2015
Production The Weinstein Company, Silverwood Films, Tim Burton Productions
Réalisation : Tim Burton
Scénario : Scott Alexander, Larry Karaszewski
Genre : comédie, drame
Acteurs principaux : Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston, Krysten Ritter Krysten Ritter, Jason Schwartzman
Durée : 106 min

Intrigue

Une jeune peintre, du nom de Margaret, quitte son mari en vue de refaire sa vie avec sa fille, tout en vivant pleinement sa passion pour la peinture. Seulement, loin d’être un conte de fée, les débuts de cette nouvelle vie ne sont pas que roses. Margaret doit faire face à la dure réalité de porter un mensonge, auquel elle a participé par amour pour son nouveau mari Walter, jusqu’au moment où elle décide de s’en débarrasser afin de se libérer.
Un soir, après une dispute avec celui-ci, elle quitte le foyer commun avec sa fille, pour ensuite faire des déclarations fracassantes à la presse. Cette décision sera le début de son bonheur, le prix de sa liberté.

Critique / Avis de Big Eyes

La particularité du film Big Eyes, en comparaison avec les autres productions de Tim Burton, qui est habituellement plus enclin au gothique, se trouve dans le calme et la sensibilité qui le caractérise à première vue. Puisqu’en y regardant de près, Big Eyes mêle subtilement l’emprise et l’amour de l’art, le renoncement à la gloire et la manifestation de la vérité. Le film alterne entre les débuts passionnants d’une relation amoureuse, et le goût amer de la surprise quand commence à se manifester, la réelle nature de l’être aimé.

Big Eyes commence au cœur du paysage romantique et chaleureux de la Californie des années 50. Une jeune femme peintre, blonde et charmante, appréciée pour son humilité naturelle, venait de quitter son mari dans l’idée de refaire sa vie à Sans Francisco avec sa fille.

Dans une société où l’image de la femme était encore des plus archaïques, et où il fallait avoir l’accord de son mari pour travailler, Margaret, avec son statut de divorcée avec une enfant à charge, avait bien du mal à se faire un nom. Tant bien que mal, elle essayait toutefois de s’en sortir en se consacrant à sa passion : la peinture. Elle avait pour habitude de peindre des enfants aux yeux particulièrement grands, parce que pour elle, les yeux sont la fenêtre de l’âme. Les débuts ont été poussifs, et elle était contrainte de céder ses toiles pour quelques dollars.

Un jour, Margaret fit la connaissance de Walter Keane, son voisin de stand de vente, un ancien étudiant d’art à Paris. Walter était un homme particulièrement bavard, qui privilégiait le marketing là où Margaret se contentait du plaisir de peindre et de la joie de ses admirateurs. De toute évidence, c’était deux profils complémentaires. D’un côté, Walter doté d’un sens du profit rare, de l’autre, la talentueuse et timide Margaret. Très rapidement, Margaret s’est mise à éprouver des sentiments amoureux à l’endroit de Walter. Et face à la menace de son ex-mari de demander la garde de leur fille unique, Margaret s’empressa de convoler en noces avec Walter.

Une relation commerciale se nouait entre les nouveaux mariés, Walter avait la responsabilité d’assurer la vente des tableaux du couple. Seulement, les tableaux de Margaret se vendaient plus, et Keane ne tarda pas à s’en arroger la propriété. C’est ici que se feront sentir les idées d’emprise et de renoncement qui caractérisent en partie ce film.

Margaret, l’artiste pétrie de talent, renonce à la gloire et à la paternité de ses œuvres sous l’emprise de son mari obsédé par le profit. Au début, face aux bénéfices réalisés, elle s’y plaisait bien. Cependant, avec la gloire et le succès de plus en plus grandissant de son mari, entre-temps devenu propriétaire de galerie, des frustrations naturelles naissent en elle. Ne pouvant clamer la propriété de ses tableaux, elle se retrouve réduite à un silence ô combien oppressant !

Ici, Tim Burton montre une vision quelque peu cynique de la peinture, et l’image d’un opportuniste qui se plaît en artiste, créditant l’art de conceptions biaisées au gré de ses inspirations. D’un côté, il attire l’attention sur un individu sans talent, mais assoiffé de gloire et de profit. De l’autre, c’est plutôt le profil d’un accomplissement parfait du talent à l’état pur, mais empreint d’une grande humilité et contraint de rester dans l’ombre. En essayant une transposition de cette histoire dans la vie réelle, Big Eyes est la représentation d’un véritable contraste entre succès et bonheur. Manipulation et déroute se côtoient incroyablement dans une relation où Margaret se sent de plus en plus étouffée sous le poids du mensonge qu’elle couve depuis longtemps. Mais, pour combien de temps encore ?

Juste le temps pour elle de se rendre compte qu’elle passait à côté de l’essentiel : son bonheur et celui de sa fille. C’est alors qu’elle décida, après avoir fui le domicile conjugal avec l’aide de sa fille, de révéler la vérité. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre. S’ensuivra un procès au cours duquel le juge demandera aux deux parties de peindre. C’est à ce moment que le talent de Margaret se révéla au grand jour, tout comme la médiocrité artistique de Walter. Comme quoi, le temps apaise les douleurs les plus vives, et la vérité triomphe toujours.

La grandeur du travail réalisé sur ce film est saisissante, d’autant plus que l’histoire est inspirée de faits réels, quoique je trouve la fin un peu trop soudaine. Il n’en demeure pas moins que Tim Burton a fait preuve d’une grande ingéniosité, en allant au-delà du gothique qui a souvent caractérisé ses réalisations, mais en restant fidèle à son sens de l’intrigue.

Bande annonce

Acteurs principaux

  • Amy Adams, dans le rôle de Margaret Ulbrich Keane.
  • Christoph Waltz, dans le rôle de Walter Keane.
  • Jon Polito, patron du bar où sont vendues les premières toiles de Margaret.
  • Krysten Ritter, amie de Margaret.

A ceux-là, il faut ajouter les personnages secondaires, comme Dino Oliverti, qui ont été tous parfaits dans leurs rôles.

Crédits photo : https://www.youtube.com/watch?v=Col9Av1ydS4

Avis de la rédaction
Date :
Nom du film
Big eyes
Note du film :
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Big eyes : Affiche du film
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